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Pirater un avion depuis un terminal Android ? En théorie seulement

Sécurité : La publication des travaux d’un chercheur en sécurité, Hugo Teso, faisant état de la possibilité de pirater le système de pilotage d’un avion a inspiré des scénarios catastrophistes. Des théories réfutées par les agences US et européenne de l’avion civile.


L’information a de quoi donner quelques frissons, plus encore à ceux que les voyages aériens angoissent. En fin de semaine dernière, à l’occasion d’une conférence dédiée au hacking (Hack in the Box), le chercheur en sécurité Hugo Teso a fait une présentation technique remarquée.


Sensationnalisme au rendez-vous. Ses travaux portent en effet sur un scénario d’attaque visant le système de pilotage d’un avion, et ce par l’intermédiaire d’une application Android. Grâce à une attaque (et des failles), qui sur le papier paraît simple, le consultant en sécurité parvient à pénétrer dans l’ordinateur de bord et à y effectuer des modifications, en altérant par exemple le plan de vol.


Une attaque non-reproductible sur du matériel de vol réel


Cette conférence n’a pas échappé à l’attention des agences américaine et européenne de l’aviation civile. Ces dernières ont tenu à pondérer les conclusions de cette démonstration d’attaque informatique et à relativiser les risques.


Le régulateur américain rappelle notamment que le scénario d’attaque n’est possible que sur un système de simulation et non sur du matériel de vol certifié. « La technique décrite ne peut engager ou contrôler le système d’autopilotage d’un avion en utilisant le FMS ou en empêchant le pilote de désactiver le pilotage automatique » réfute ainsi un porte-parole de la FAA.


En clair, la technique mise au point par Hugo Teso ne serait effective que dans un environnement de laboratoire et non dans des conditions réelles, rendant dès lors impossible la prise de contrôle à distance, et durant un vol, du système de navigation d’un avion.


Une position étayée par un pilote et bloggeur, Patrick Smith, comme le rapporte The Register. Cet expert précise ainsi la fonction du FMS et du pilote automatique. « Le problème, c’est que le FMS ne contrôle pas directement l’avion, contrairement à ce que les gens imaginent […] Ni le FMS ni le pilote automatique ne fait voler l’avion. L’équipage fait voler l’avion au travers de ces composants » insiste-t-il.


Source: zdnet